dimanche 10 juin 2018

Famille Bellegarde



La Famille BELLEGARDE


La souche de la famille provient de l'Ardèche (du moins au vu de l'avancée de mes recherches), venant du Gard, de Méjannes le Clap, Goudargues, Pont St Esprit .  ( je trouverai certainement une autre provenance plus tard…

Voici une carte du Gard; ces villages sont proches l'un des autres



Du plus loin que je peux remonter, j'ai trouvé Charles BELLEGARDE, marié avec Isabeau ROCHEBLAVE ou ROCHEBLASE vers 1650. 
Je fais un résumé rapide puisque je ne sais rien de ces ascendants, à part des dates :
- Leur fils Simon se marie avec Louise MARTIN en1696 à Vagnas (Ardèche)
Ils auront 9 enfants; C'est le petit dernier qui nous intéresse;

- Paul BELLEGARDE est né le 15 février 1715 à Vagnas; Il se marie avec Magdeleine CARRIERE

- Leur fils, Jacques naît vers 1746; Avec sa femme Marie TAULELLE; ils auront (??) enfants dont :
Joseph, né le 27 janvier 1776 au Clos Portal, ferme à Barjac (GARD)
Il est cultivateur et se marie avec Marie MOULIN en 1802 à Méjannes le Clap (GARD)

- Leur premier enfant, Paul, naît en 1806 à Méjannes le Clap dans le Gard.

- Puis vient Louis en 1808 toujours à Méjanes le Clap.


Je me suis rendue à Méjannes le Clap; c'est un petit village provençale très beau.









Il semble qu’ils aient déménagé car les enfants suivants sont tous nés à Goudargues.
Ce sera Victoire en 1812 et enfin Joseph en 1820.

Notre ancêtre est Louis. Il se marie avec Marie Magdeleine PLAUCHUT qui est née le 08/02/1816 à Goudargues.
Ils auront 5 enfants :
-       François Louis en 1837 né à Parignargues qui se mariera avec Rose COSTE. (branche des GOBET)
-       Paul Rémy en 1841 à Goudargues
-       Henri en 1843 à Goudargues au domaine de Bres
-       Joseph Casimir en 1846 à Goudargues au domaine de Bres
-       Marie Antoinette en 1850 à Goudargues

Je me suis rendue à Goudargues, et j'ai recherché le Domaine de Bres; on me l'a indiqué comme étant à la sortie du village; voici quelques photos que j'ai prises du domaine;

Les vignes dans lesquelles travaillaient certainement les BELLEGARDE autour du domaine



le domaine de Bres, perché sur une colline




Je suis montée sur la colline; et voici ce que j'ai trouvé : de très belles maisons en pierre du pays




Joseph Casimir est né le 12/02/1846 à Goudargues au domaine de Bres.
Il rencontre une jolie jeune fille de Pont St Esprit: Joséphine Madeleine Fournier.
Il se marie le 28/04/1873 à Pont St Esprit avec Joséphine Madeleine FOURNIER.
Leur premier enfant, Augustine Marie nait le 26/08/1877 à Pont St Esprit.
Puis vient Albert Pierre Louis le 02/03/1880 à Béziers.
Thérèse Augusta le 09/03/1886 à Pont St Esprit,
Puis Germaine Albertine en 1894  à ???
Cette dernière est décédée le 7 mai 1900 à Thiers, à l'âge de 6 ans;  Odette Ledoux parlait souvent d'une petite fille qui était morte après une chute dans une cuve; je pense qu'il s'agit de Germaine Albertine;

Joseph Casimir est aubergiste, rue Bas Mazeau à Pont St Esprit.
Leur vie devait être simple mais agréable . Leurs enfants ont fait quelque études puisque Thérèse a d'abord tenu une petite épicerie à     puis elle a fait entre autre, écrivain public et passait quelques comptabilités

Les FOURNIER sont de souche Gardoise ( St Alexandre et Pont St Esprit)
Les ascendances des FOURNIER sont :
-       Joseph Mathieu FOURNIER de pont St Esprit et BLACHERE Augustine de pont St Esprit.

On trouve les patronymes suivants :

Pour les FOURNIER :
-       Pierre Jean et Anne GRIMAL de St Alexandre
-       Jean et Marie Anne ALLANET

Pour les BLACHERE :
-       Louis Xavier BLACHERE et Marie COURT
-       Louis BLACHERE et Elisabeth CARRET


ARRIVEE EN ALGERIE


Je ne sais pas vraiment à quelle date les BELLEGARDE sont arrivés en Algérie ;
Mais d’après Henriette BELLEGARDE, fille de Albert et Léonie, le grand père de Albert, donc de Thérèse Augusta, serait arrivé très tôt après 1830, et serait resté comme jardinier à Boufarik, au camp d’Orlan.
Or ce camp était un camp militaire ; on peut supposer qu’il ait fait son service militaire à cet endroit.
Le grand père en question est Louis, marié à Marie Madeleine PLAUCHUT.
Louis est né le 25/10/1807 au domaine de Brés à Méjannes le Clap dans le Gard. Il est cultivateur.
Ils ont 5 enfants (connus) :
- François Louis né en 1837
-  Paul Rémy en 1841
- Henri en 1843
- Casimir Joseph en 1846
-Marie Antoinette en 1850



Il est dit également que Albert est allé rejoindre de la famille qui habitait Thiers.
Or son cousin Casimir Louis est arrivé en Algérie avec son père François Louis et sa mère Rose COSTE en 1879. Il a alors 7 ans, et il demeure à Thiers.
Est-ce ce cousin que Albert est venu rejoindre ?

Thérèse Augusta habite Aomar ( ?) lorsqu’elle rencontre Clément Emile LEDOUX qui est cultivateur dans ce même village. Ils se marient le 5 août 1905 à Dra El Mizan.

Arbre des BELLEGARDE


4.



Albert Bellegarde



Souvenirs de Béni-Amran
Albert Bellegarde, qui était  chef cantonnier et conseiller municipal, avait en outre le don de soigner pas mal de maux. (don qu’il tenait de sa Mère qui soignait par les plantes). On venait parfois de loin pour se faire remettre une épaule en place, faire disparaître des verrues, guérir des brûlures, etc.…Il faisait également les piqûres de quinine ( contre le paludisme) à tout le village car le docteur Meunier et son infirmière Maury venaient de Ménerville et n’étaient pas toujours présents.
Albert avait recueilli pendant la guerre, les quatre enfants de sa sœur Augusta Mérico : Albert, Gaston, Germaine et Georgette. Ainsi que les quatre enfants de son autre sœur Thérèse Ledoux : Robert, Odette, Emilienne et Armand.
Henriette Bellegarde allait à l’école de Béni-amran avec ses sœurs et ses cousines. L’institutrice  Melle Lauze, la mettait sur le bureau, car elle était la plus jeune ; elle était très sage, et on l’appelait : »la mère tranquille ».
Toute la famille habitait la maison cantonnière. Il y avait un peu de terre avec vigne, oliviers, figuiers et autres fruitiers ; également un jardin potager, des volailles et quelques animaux : un âne, une chèvre, une vache.
Tout ceci permettait de nourrir cette grande famille.
La Mère d’Albert, Madeleine Joséphine (née Fournier), faisait le pain, cuit dans un four à bois, situé dans la cour. Il y avait également  une citerne pour recueillir l’eau de pluie.
Les enfants, cousins et cousines, jouaient à la cachette dans tout le village ; jusque sous le pont du chemin de fer.
Les gens du village, y compris les Arabes, surveillaient tout ce petit monde.
Les épiciers  Arabes connaissaient bien cette petite bande, et leur offraient souvent des bonbons.
Le dimanche, Léonie Bellegarde se mettait au piano et chantait pour faire danser tout le monde.
Parti habiter à Thiers Albert Bellegarde avait fait transférer les tombes de ses parents qui étaient à Béni-Amran.  
Après l’indépendance, le cimetière de Thiers a été dévasté, et de petites maisons y avaient été construites, seul le tombeau Bellegarde avait été respecté et conservé.
Il y avait plusieurs huileries à Béni-Amran. Il y en avait une à la ferme Brossard. Il y avait aussi l’huilerie Sutra qui faisait du savon.
Le Maire Monsieur Sauzet, tenait également un café restaurant. Il y avait quelques chambres où il recevait les routiers de passage et les voyageurs. Mr. Sauzet avait une nombreuse famille : dix enfants.
Melle Lauze l’institutrice fût ensuite remplacée par madame Brossard.
Mr Jalabert était chargé de l’entretien et vérification de la voie ferrée. Il fût un jour heurté par un train et décéda.
Casimir Bellegarde, le père d’Albert était garde champêtre.
Les fêtes de Béni-Amran attiraient beaucoup de monde venant de Ménerville, des Issers, de Souk-el-Haad et de Palestro. Il y avait quelques baraques foraines et des marchands de friandises. Mais le plus important était le bal, qui se déroulait dans un grand marché couvert clôturé. Les habitants de Béni-Amran se déplaçaient aussi aux fêtes d’autres villages, notamment à Souk-el-Haad, et tout le monde y allait à pied (trois kilomètres environ). 


Acte naissance de Albert Pierre Louis
BELLEGARDE/ état civil / Albert Bellegarde 2.jpg

 

Louis François Bellegarde 



D’après un document « Passeports et secours de route » de 1879 François est cultivateur à Vagnas (Ardèche). Il arrive seul à Remchi , avec son passeport daté du 15/04/1879.

Remchi : en 1879, lors de la colonisation française, la ville est nommée Montagnac et fait partie du département d'Oran. En 1958, elle fait partie du département de Tlemcen. Après l'indépendance de l'Algérie , elle prend le nom de Remchi. Ce nom vient des plaines de Remacha, parmi les meilleurs terres agricoles en Algérie3. Son nom a été donné en hommage au groupe de combattants qui étaient avec l'émir Abdelkader. Ils ont été tués dans la plaine de Remacha. Remchi est aussi une Daïra (sous préfecture).


Puis il réside à Thiers, où il est cultivateur et viticulteur ;
Il n’exerce pas d’autres métiers, et sa moralité est excellente ; Il n’est pas encore propriétaire de terres ;
Il a été exempté du service militaire comme soutien de famille ;
D’après l’avis du maire, c’est un homme tranquille, honnête et travailleur ; très entendu dans la culture et très apprécié comme métayer .
Il a su élever sa famille et acquérir une certaine aisance par son travail.

DEMANDE DE CONCESSION A ABOUTVILLE


Dans sa demande de concession pour Aboutville le 20 mars 1888, il précise qu’il est  domicilié à Thiers, commune mixte de Palestro, depuis 7 ans, il exploite une propriété en qualité de fermier et vigneron .
C’est sa première demande de concession.

Il fait sa demande afin d’obtenir la concession du lot agricole numéro 181 bis au village d’ABOUTVILLE le 4 avril 1888. Il a obligation de bâtir une construction dans un délai de 5 ans, délai qui expire le 17 juillet 1903.
De sa feuille de renseignements il ressort que :
Il est né à GOUDARGUES ( Gard) le 29 août 1837, 
Il est marié à Rosine COSTE et a 4 enfants : 
Louise Madeleine 25 ans, Clovis Joseph François 20 ans, Alfred Justin 18 ans et Casimir Louis 15 ans ;
Il veut s’installer avec toute sa famille et dispose de :
- 4 000 francs, justifiés par des récoltes sises à Thiers
- il a la nue propriété d’un héritage de 2 000 Francs laissé en jouissance à sa belle mère
- 4 570 francs justifiés par la présentation d’instruments agricoles et vinicoles à Thiers




 


En 1901 il acquiert pour 128 francs un lot numéro 181 bis de 25 ares et 60 centiares 

En 1902 il n’a pas encore construit et demande un délai supplémentaire de 1 an.

En outre, une pétition a été adressée à l’administration pour une plainte du fait que la propriété acquise par les sieurs BELLEGARDE et LACAZE par décision gouvernementale du 1e février 1900 à Aboutville, est laissée sans culture sur une bande de 6 mètres de largeur entre les lots 91 et 92 . Cette bande doit servir de chemin mais ils n’ont effectué aucun travaux de terrassement ni d’empierrement, et par suite ce chemin  est représenté par une simple réserve qui n’est pas en état de stabilité.
Les propriétaires ont déclaré qu’ils allaient entreprendre les travaux de terrassement nécessaires dans un bref délai. Mais rien n’a été fait .
Information a été faite aux 2 colons : Si rien n’est fait dans le mois qui suit , il sera pris une sanction .
Les 2 colons proposent de laisser le chemin tel quel, cela leur permet de passer d’un lot à l’autre plus facilement .
La commission municipale de la commune d’Aïn Bessen se rallie à cet avis . Cette pétition semble avoir été faite par jalousie de la part de quelques colons.
Cette pétition n’est donc pas retenue.

Aïn Bessem est une commune de la Wilaya de Bouira en Algérie 


DEMANDE DE CONCESSION A LAMARTINE


En mars 1888 il demande une concession à Lamartine
Avis du Maire : Bellegarde est un homme tranquille, honnête et travailleurs . Très entendu dans la culture et très apprécié comme métayer. Il a su élever sa famille et acquérir Une certaine aisance pour son travail .
Admis à Lamartine : Don ? du 15 novembre 1888 n° 7025, classé au dossier de ce centre ;
Mais il renonce à Lamartine : lettre du Préfet d’Alger du 4 juin 1889 n° 10905


DEMANDE DE CONCESSION A HOCHE


Admis au peuplement de Hoche par décision du 27 mars 1890 n° 2236, classé au dossier de ce centre.
Décision rapportée le 2 mai 1890 . Il est non admis, car il s’est rendu acquéreur d’une concession à ABOUTVILLE.
Lettre n° 1378 du 26 février 1890 au Préfet d’Alger :
Louis François BELLEGARDE demeurant à Thiers, a fait connaître que n’ayant pas été admis au peuplement du centre d’ABOUTVILLE, territoire sur lequel il avait sollicité l’attribution d’un lot de terres, il a reporté ses vues sur le périmètre de HOCHE.
Il habite toujours Thiers et est donc éloigné de sa concession de Aboutville. C’est pourquoi il demande une concession à Hoche , plus proche de Thiers.
De plus, son casier judiciaire montre qu’il a été condamné à Alger en mai 1886 pour coups et blessures volontaires . Il a été condamné à 100 francs d’amende .
François s’explique : Il revenait du marché de Tablat avec son troupeau de bœufs , quant il s’est fait arrêter par 3 indigènes à 10 h du soir , qui voulaient voler ses bœufs. Il s’est défendu en sortant son arme et tirant un coup pour faire fuir les voleurs . Malheureusement, il a atteint un des « arabes ».

Tablat est l'ancienne Tablata, chef-lieu d'une marche romaine au Ve siècle2, d'après Oscar Mac Carthy (1825-1913), chargé depuis 1849 par le ministre Français de la Guerre, d'une mission d'exploration des territoires algériens.
Tablat, est devenu un centre de peuplement colonial Français, à 550 m d'altitude, sur un plateau élevé de 50 m au-dessus des cours d'eau qui le contournent. Terres labourables de bonne qualité, forêt de Mezrenna à 6 km, marché hebdomadaire important, climat sain mais très chaud en été,(Géographie de l'Algérie. O.Niel. 1876-1878).


Je n'ai pas trouvé l'acte de décès de François Louis . Il est décédé après 1892.




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