dimanche 10 juin 2018

Famille Sempéré Bouvier


Salvador SEMPERE & SEVILLA Vicenta

D'après une information non corroborée ils seraient nos arrières .. arriéres ...   ( selon le rang que  l'on occupe dans l'arbre des Sempéré ) arriéres grands parents.
Ils se marient à Santa Pola
Je ne leur connais qu'un seul enfant : un garçon, Lorenzo qu'on a appelé Laurent.

Santa Pola (en castillan et en valencien) est une commune d'Espagne de la province d'Alicante dans la Communauté valencienne. Elle est située dans la comarque du Baix Vinalopó et dans la zone à prédominance linguistique valencienne. Sa population est de 34 000 habitants en 2013.
Les principaux attraits de Santa Pola sont ses sites historiques, son port et ses plages..

Un peu d'histoire, oui mais un tout petit peu pour situer l'époque :
Depuis 1700, c'est la maison Bourbon qui règne sur l'Espagne
En 1846, deux mariages sont célébrés à Madrid.  Celui de Sa Majesté la reine Isabelle avec l'infant don François d'Assise, et celui de l'infante Luisa Fernando avec le duc de Montpensier..
Tout le pays est en fête, Et bien sur, Santa Pola se prépare à fêter cet évènement;

Programme du village :

D'après les livres des Conseils municipaux existants aux Archives municipales couvrent les périodes allant du janvier 1852 au 30 décembre 1900.

L’auteur qui a relevé les faits qui lui semblaient les plus intéressants se référant à l’existence de cette petite ville est Rafael BONMATÍ MEDINA 


Le 1° novembre


A l’aube les cloches carillonneront et les tambours et les trompettes de la troupe du détachement ou de la garnison défileront dans le village au rythme de la « diana ». Les maisons consistoriales et les rues seront décorées et, le portrait de Sa Majesté sera placé place de la Constitution, là se trouve la plaque commémorative.

A neuf heure du matin toutes les autorités du village et les notables qui auront préalablement été invités, se réuniront dans les maisons consistoriales et se dirigeront vers l’église, où après la grand messe on chantera un Te Deum solennel.

A la fin de cet acte, toute la suite se dirigera vers la Place de la Constitution et le Président du Conseil municipal découvrira le portrait de Sa Majesté qui sera placé sous la surveillance d’un garde officiel et de vingt soldats.

On améliorera l’ordinaire de la troupe de ce détachement et 200 réales de vellon seront distribués aux pauvres du village.

Une illumination générale pendant la nuit au cours de laquelle seront tirés douze douzaines de fusées d’artifice ; et une fois terminés les tambours reprendront jusqu’au recouvrement du portrait de Sa Majesté.

Le 2 novembre

Au son de la « diana », les tambours, les trompettes et la « dulzayna » parcourront les rues pendant une heure. Les rues resteront décorées comme la veille. Le portrait de Sa Majesté sera placé au même endroit sous la même garde.

A dix heure, on placera sur la même place une sorte de mat de cocagne avec un prix de soixante réales de vellon. Pour la soirée ce sera « dulzayna » et taureau de corde pour toute la population.

A huit heure du soir on commencera à tirer une corde de feux d’artifice, participant à l’illumination générale.

Au cours de la réunion du Conseil municipal du 20 août 1850, le Maire exposa le sujet suivant:

Que l’unique église existant dans le village est réduite à un misérable et sombre dépositoire dont toutes les parties menacent de tomber en ruine de telles sortes que lors des jours de pluie le Saint Office de la Messe peut difficilement être célébré et de même, il est dans l’intention de la Municipalité d’adresser une requête à S.M. afin d’exposer l’état de la dite église, avec pour finalité de voir si S.M. daignait s’occuper de l’extrême nécessité de commander un lieu de culte pour ce village qui servirait en même temps d’aide pour la paroisse de Sainte Marie d’Elche. En attendant on habilita un entrepôt dans lequel quelques autels ont été édifiés devenant alors l’unique église existant ici.


La dulzaina ou dolçaina, ou dulciane qui provient du mot en français ancien « doulçaine1 », est un hautbois traditionnel du Moyen Âge, originaire des Pyrénées et qui aujourd'hui se retrouve dans différentes régions d'Espagne et dans certains zones du Pays basque français: Pays basque, Castille, Aragon, Catalogne et Valence.

La dulzaina est un instrument à anche double. Elle est de perce conique et est un équivalent de la bombarde bretonne.


1854 épidémie de choléra

Par la voix du Président on a pris connaissance d’informations extérieures au district et digne de foi qu’il y avait dans la ville toute proche d’Elche une poussée de choléra épidémique et pour cette importante raison la réunion devait dégager le sentiment de chacun pour savoir si l’on devait maintenir au secret ou non, le village de Santa Pola qui bénéficiait encore de toute sa santé.

Devant l’expression de chaque membre et face à la confirmation de l’extension de la maladie dans la ville d’Elche, avec l’appui des deux corporations constituant le conseil, il a été décidé afin de se prémunir de ce cruel fléau, d’établir un cordon sanitaire général non seulement à la ville d’Elche mais aussi aux autres villages, ce cordon situera à l’entrée du marais salant de Santa Pola, ou bien en face de la ferme appelée « El Barrio » qui est proche d’un puits auquel pourront avoir accès les cochers pour alimenter leurs chevaux. Ainsi afin d’éviter le plus de désagréments possible, on permettra aux habitants de sortit travailler dans les champs en évitant tout contact avec n’importe qu’elle personne étrangère et avec la pensée de ne pas dormir hors du village, sachant que celui qui manquerait à ce dernier point ou qui aurait eu un contact avec une personne extérieur devrait subir une quarantaine dont l’importance sera défini par l’assemblée sanitaire.

Au cours de la réunion du 8 septembre 1854, on a donné lecture au conseil municipal d’un arrêté du Gouverneur civil de la Province, porté au Bulletin Officiel n°102, et faisant état de l’interdiction des mesures de précaution sanitaire prises ayant pour objet d’interdire la libre circulation des personnes et des effets entre les villages de la province, au risque de s’exposer à de lourdes peines.

Au moment d’appliquer une telle mesure, tout le village est affligé, pris de peur, de chagrin et de confusion et devant la levée du cordon sanitaire, il s’alarme de voir l’introduction inévitable de personnes et de choses avec elles le terrible fléau du choléra, comme cela s’est produit dans les villages voisins de San Juan, Benimagrell, Monforte, Villena et d’autres qui ont été touchés par la maladie, pour avoir été les premiers a avoir eu un contact avec des personnes et des objets d’Alicante qui souffrait de ce mal terrible et pour les avoir obligés à lever les cordons sanitaires qu’ils avaient installés. 

Réunion du Conseil Municipal Ordinaire du 24 février 1861 qui a évoqué

La citerne qu’il y a dans le patio du Château, fournira de l’eau gratuitement à raison d’une cruche quotidienne à la maitresse de l’école primaire, au gendarme et au garde champêtre et deux cruches par semaine à la veuve Maria Baile, Mariana Botella, Tomasa Baile et Teresa Bonmati. A la suite de quoi la réunion du Conseil municipal est déclarée terminée. Le présent rapport est signé par ceux présents qui le savent.. Année 1877 : Visite du roi Alphonse XII à Santa Pola; la visite que fit sa Majesté avait pour objet de lui concéder le titre de ville autonome et indépendante.

Mais la ville abrite beaucoup de pauvres;
C'est ce qui va pousser des habitants d'Espagne en général et plus particulièrement la région d'Alicante, Santa Pola



Lorenzo SEMPERE y SEMPERE & Antonia SEMPERE y SEVILLA

Lorenzo ou Laurent Sempéré y Sempéré est né en Espagne vers 1853 à Santa Pola.

Il se marie avec Antonia Sempéré y Sevilla, née en 1861 à Santa Pola ;  

Ils auront 9 enfants.

Leur 1er enfant, Salvador nait à Santa Pola, en 1878.

Les autres enfants naîtront à Alger.

Selon une information familiale, Salvador est arrivé en Algérie à l'âge de 4 ans.

C’est donc vers 1882 que la famille s’installe à Alger ; 

Je n’ai pas encore découvert pourquoi ils avaient quitté l’Espagne, pour se rendre dans un pays qu’ils ne connaissaient pas ; peut être voulaient ils fuir la pauvreté ? peut être avaient ils de la famille déjà installée à Alger ? 

Ils ne parlent pas très bien français ; Lorenzo devient marchand de vin ; ou cafetier selon les actes ; en 1886 ils habitent 31 rue d'Orléans Alger puis Rue Sadi Carnot.

Le 2e enfant de la famille, est Vincenta qui est née à Alger en août 1882.
Puis vient Antoine en 1884, Thérèse en 1886, Laurent en 1889, Vincent en 1891 ; je trouve un 2e Vincent en 1893 ;
A l’époque, lorsqu’un enfant décédait, on donnait son prénom à un autre enfant. C’est ce qui s’est produit : Vincent né en 1891 est décédé en 1892 à l’âge de 10 mois.
Ensuite, vient Antoinette en 1898 et Marguerite en 1900

J'ai eu beaucoup d'infos sur ces enfants grâce aux fiches matricules.

Mais avant de continuer, voyons un peu la loi sur le service national universel

Les fondements du service militaire universel

En 1913, et depuis la loi du 21 mars 1905, le principe du service militaire obligatoire s'impose à tous les citoyens. La conscription est alors considérée comme le système le mieux adapté pour fournir les effectifs nécessaires à la sécurité du pays et le plus conforme au principe d'égalité républicaine.
Les lois Jourdan (de 1798), Gouvion Saint-Cyr (de 1818), Soult (de 1832) et Niel (de 1868), bien que fondées sur le principe d’universalité, permettent à une grande partie des citoyens d’échapper au service militaire, du fait de nombreuses exemptions, et des modalités de tirage au sort et de remplacement : les « bons numéros » sont exemptés de tout service, et les « mauvais numéros » peuvent, moyennant rétribution, se faire remplacer.
Après la défaite de 1870, les lois du 27 juillet 1872 et du 15 juillet 1889 ne remettent pas en cause ces exemptions, mais réduisent la durée de service actif, de 5 à 3 ans, tout en allongeant la durée totale des obligations militaires de 20 à 25 ans (active et réserve).
La loi du 21 mars 1905, en supprimant le tirage au sort et les dispenses – sauf pour inaptitude physique –crée un véritable service militaire universel. La réduction d'un an de la durée du service compensant la suppression des dispenses, l'effectif du contingent de l’armée d’active se trouve maintenu à son niveau antérieur.
Toutefois, l'article 33 de cette loi autorise le gouvernement, « dans le cas où les circonstances paraîtraient l'exiger » à maintenir pour un an supplémentaire la classe libérable.

Vincenta.    elle est née le 31/08/1882 à Alger

Elle se marie le 18/01/1902 à Mustapha (Alger) avec Ambrosio Sempéré

Ambrosio est né en 1879 à Santa Pola. Il est épicier et décèdera en 1932 à Mustapha Alger .

Ils auront 6 enfants

- Ambroise en 1902 marié avec Rose Marceline PITOU

      il décèdera le 18/12/1931, 2 jours après son petit fils .  Je n'ai pas réussi à trouver ce petit fils 




- Madeleine en 1905 mariée avec Roger Pierre François MERIGOT

- Laurent en 1906

- Marie Antoinette en 1908

- Louise Marie Antoinette   en 1910

- Thérèse en 1912

Marie Antoinette décède en 1909, c'est ce qui explique que Louise Marie née en 1910 aura comme 3e prénom celui de sa soeur décédée : Antoinette.

C'est tout ce que je sais d'eux.
Antoine        il est né en 1884, et d'après sa fiche militaire est grand  pour l'époque. (1m71)

Il est instituteur.
En 1900 il est naturalisé français.
Sa classe de mobilisation est l'année1904.
Il est incorporé au 1e régiment de Zouaves en 1905 et renvoyé dans la disponibilité en septembre 1906.

Il se marie le 17 septembre 1906 à Alger avec Marie Catherine Louise WIERCINSKI .
Leur fille Odette Marie naît en 1907.
Marie Catherine est institutrice honoraire à Alger et sera nommée officier d'académie, de l'instruction publique par décret au Journal officiel de la République française. Lois et décrets - 1930/07/20 (année 62 N°170)






En 1909 ils habitent au Fondouk et déménagent en 1911 pour Birkadem .
Ils s'intègrent bien dans la communauté.
Antoine devient directeur de l'école de garçons et vice président du cercle amical de Birkadem.
Il est rappelé à l'activité en août1914 au 7e tirailleurs.
Il est blessé par un éclat d'obus à la jambe gauche à Douaumont (Moselle) le 6 novembre 1916. Il s'est conduit à la guerre de manière glorieuse dans les combats en Picardie lors de la guerre 14-18. Il a eu droit à la croix de guerre "étoile de vermeil 3 étoiles de bronze et 1 d'argent" puis fait Chevalier de la légion d'honneur D.M 14-3-1921.  JO du 18 mars 1921.

Thérèse    elle est née le 15 septembre 1886 à Alger

Elle se marie le 22 août 1914 à Alger avec josé BOTELLA 


Laurent      est né le 22/05/1889 à Alger

selon sa fiche matricule est marchand forain. Il est incorporé en 1911 dans la section d'infirmiers.
Il se marie le 29/11/1913 à Alger avec SANS PONS Marie Adrienne.
Il effectue son service militaire et fait la campagne d'Allemagne du 8 août 1915 au 28 décembre 1917.
Il est cité à l'ordre de l'armée du 3 février 1917 :
"A donné le plus bel exemple de sang-froid et d'abnégation au cours de l'attaque du 19 mai 1916 en conservant sa pièce en batterie malgré un violent bombardement.  
Il est le fils de Laurent (Lorenzo) Sempéré, ancien commerçant rue d'Orléans à Alger, puis à l'Agha.  
A deux frères sur le front à Verdun : Antoine, instituteur à Birkadem, adjudant au 2e tirailleurs ; Vincent, comptable à Alger, brancardier en Alsace"

Excellent gradé qui s'est distingué dans les combats sous Verdun par sa belle attitude au feu. 
Il a été grièvement blessé le 17 décembre 1916 à son poste de mitrailleur. Il a reçu la médaille militaire et la croix de guerre avec palme le 3 février 1917 . 
Il est réformé pour amputation de l'avant bras gauche au 1/3 inférieur.
Il décède à Kouba le 3 mars 1934.





Vincent  il est né le 17/05/1891 à Alger . Malheureusement il décèdera à l'âge de 10 mois.



Vincent   il est né le 12/03/1893 à Alger.
selon sa fiche militaire il est comptable.   Il est incorporé en novembre 1913 et fait prisonnier en juin 1918, rapatrié en décembre de la même année. Il officie en tant qu'infirmier. 
Il est porté disparu le 2 juin 1918 au combat au bois du Chatelet. Il est fait prisonnier et libéré en décembre 1918.
il fait un stage de 3 mois, affecté spécial au titre de la compagnie Algérienne des Pétroles Standard en qualité de directeur de l'entrepôt du Caroubier. du 19/12/1939. 
Il travaillera à ESSO STANDARD le 9 octobre 1952.
C'est par lui que Louis Charles SEMPERE est entré chez ESSO.


Antoinette  elle est né le 18 janvier 1898 à Alger.    Elle épousera Henri PEREZ


Marguerite     elle est né le 17 janvier 1900 à Alger.

 






Salvador SEMPERE   & Marie Charlotte Elisa BOUVIER


Salvador est né le 4 septembre 1878 à Santa Pola région d’Alicante Communauté Valencienne, (Espagne)

Le petit Salvador est bon élève ; Il fait des études comptables, et deviendra chef comptable chez MELIA (les cigarettes) .
Il rencontre Marie Charlotte Elisa BOUVIER;
Marie Charlotte Elisa est née en 1883 à Alger 
Elle est la fille de Louis Charles BOUVIER (né le 16/02/1850 à Pontcharra (Isère) et décédé le 29 septembre 1903 à Mustapha, près d’Alger), et de Angélique Marie TARDY, née le 20 octobre 1860 à Alger.
Fille d’un commandant, elle a été élevée dans un milieu un peu bourgeois ; Elle joue du piano, elle aime l’opéra, le théâtre, le cinéma et dès qu’elle le peut, elle sort assister à une séance.
Ses petits défauts : elle est très dépensière.
Mais elle est bonne cuisinière ; 
Elle a étudié chez les sœurs Trinitaire à ALGER, comme pensionnaire.
C’est une femme bien charpentée, comme le montre la photo avec Salvador qui lui, est plus petit ;
Salvador et Marie Charlotte se sont mariés le 19 octobre 1882 à Alger.




Leur 1er enfant, Marie Antoinette, dite Nénette nait en 1906 à Alger. Elle deviendra couturière et épousera Marcel Cura . Ils auront 2 enfants : Gérard et Christian ;  
Je me souviens lorsqu’on allait les visiter ; Ils habitaient à Alger « les tournants Rovigo ».  
Nénette brodait très bien et me faisait de très beaux chemisiers ;
Puis vient François Laurent en 1908 ; C’était un petit garçon un peu timide ; Il se marie à Emma BARBASOLA le 30 avril 1932 à Alger.  Ils auront 2 garçons : Jean Pierre et Francis ; 
Malheureusement, il décède à l’âge de 45 ans d’une crise cardiaque ; C’est sa femme Emma qui va élever les 2 garçons ;
En 1910, c’est Louis Charles qui nait : lorsqu’il était petit, ses frères et sœurs l’appelaient Lallo ; Mais on l’a toujours appelé Charles ; je ne sais pas pourquoi . ou Charlot à son travail chez ESSO;
On en parlera plus tard ;
En 1912, Elisa Laurence nait ;
On l’appelait Laurence, mais elle tenait à rétablir la vérité : son 1er prénom était bien Elisa, le 3e prénom de sa maman ;
D’après Laurence, Louis Charles est le chouchou de sa maman ; Il est très sage et très câlin, et il travaille bien à l’école.
Ses sœurs l’appellent Lalo. Elles se moquaient gentiment de lui en l’appelant « le chéri à sa maman ». Mais il n’y avait pas de jalousie entre eux.
Petite anecdote racontée par Laurence : la maîtresse était très sévère et punissait souvent Laurence ( alors appelée Elisa) , et quelquefois de façon injuste.
Elise en parle à ses parents. Son père s’est souvenu que son frère avait fréquenté cette institutrice en même temps qu’une autre jeune fille. Et qu'il avait préféré l’autre jeune fille.
Alors sa mère décide d’aller voir la directrice de l’école pour demander à ce que Elisa soit changée de classe. 
Comme la directrice hésite, Marie Charlotte menace d’écrire à l’inspecteur d’académie pour lui relater les faits.
Elisa a donc changé de classe et elle a bien travaillé.
Elle faisait de très belles compositions françaises qu’on lisait dans les autres classes comme modèles.
Mais auparavant, la maîtresse lui faisait corriger toutes les fautes d’orthographe, car Elisa en faisait beaucoup.
Elle était mauvaise en orthographe et se retrouvait souvent au piquet avec son cahier dans son dos.
Comme elle se plaignait à sa mère, celle-ci lui dit « tu sais, les grands écrivains faisaient plus de fautes que toi ».
Ce que Elisa s’empresse de dire à sa maîtresse lorsque celle-ci lui reproche ses fautes. Elle a été punie pour avoir répondu cela.
Comme Elisa était jolie, sa grande sœur Nanette la faisait concourir à des concours de beauté du quartier.
Elle arrivait toujours en 3e position, derrière la fille du Président et la fille du vice Président.
Mais les sœurs s’en fichaient car elles gagnaient des gâteaux qu’elles rapportaient chez elles. Tout le monde était heureux.
Laurence s’est mariée avec René Roëckel en septembre 1933 à Alger; Ils auront une fille : Elisabeth dite Lisette ; 
Malheureusement, Lisette a été percutée dans sa voiture à Paris, par un camion qui a brulé la priorit. Elle a eu la rate éclatée ; Elle a laissé orpheline une petite fille, Pascale, qui avait alors 4 ans ; 
Je me souviendrai toujours du jour où mon père est passé chez moi pour m’annoncer cette mauvaise nouvelle avant d’aller à l’enterrement ; c’était une pure horreur….
Simone, la plus jeune se plaignait « pourquoi c’est toujours Elisa qui va concourir et jamais moi ? »
Sa mère pour ne pas la blesser car elle était moins jolie que Elisa lui disait « c’est parce que tu es trop jeune. Quant tu auras son âge tu pourras y aller toi aussi .
Simone est la 5e enfant ; elle nait en 1914 ;
C’était une fille très sportive ;
Tous le ans, le 31 décembre, les nageurs se mettaient à l’eau, quelque soit le temps, pour faire la traversée du port d’Alger ;
Simone était la seule femme à faire cette traversée. Elle faisait partie des nageurs de demi-fonds, parcours de 500 mètres, comme l’atteste cet article de l’écho d’Alger ;
Echo d'Alger du 08/10/1935,   pas très lisible ....




C’est une famille tranquille, très « cocooning » ; 
Salvador est chef comptable et gagne bien sa vie, et Marie Charlotte s’occupe des enfants ; 
Elle prenait la vie comme elle venait : laissant une certaine liberté aux enfants : elle laissait faire tout en étant à l’écoute des enfants .
Un exemple raconté par Louis Charles : ils avaient une chienne appelée Nina de race bulldog,  très gentille. Un jour les enfants envoient une pierre et demandent à Nina d’aller la chercher. Près de la pierre, les enfants trouvent un billet de banque ; Aussitôt ils l’apportent à leur maman, qui décide d’amener toute la famille au cinéma pour dépenser cette manne.
Nina s’allongeait par terre : les enfants venaient s’allonger en mettant leur tête sur son ventre : tant que les enfants restaient ainsi, elle ne bougeait pas.



QUE SONT ILS DEVENUS ?
Marie Charlotte est décédée en décembre 1934 à Alger ;
Salvador est mort en 1948 à Mustapha ; d’une crise cardiaque je crois.
Ses manies : il avait toujours des médicaments plein ses poches, qu’il comparait avec ceux de son fils Charles ;
Son esprit : intelligent et ingénieux ; pendant la guerre, il a fabriqué des machines en bois (? ?) pour les cigarettes ;
Nénette est décédée en 1993 à Paris ;  Elle a vu mourir son fils Gérard ; Christian habite sur la Côte d’Azur. Il s'est marié avec Marcelle SORNAY avec qui il a eu une fille : Stéphanie. 
J'ai retrouvé Stéphanie sur facebook; elle est mariée, a 3 enfants et habite en Afrique, d'abord en Côte d'Ivoire, et dans d'autres pays comme le Botswana ;
François est mort alors était encore jeune; ses fils habitent la région Parisienne : Francis et Jean Pierre;
Francis est marié avec Anne Marie, Nanou; ils ont un fils qui est 
Laurence habitait Blois ; A la mort de sa fille Lisette, elle s’est occupée de sa petite fille Pascale pdt 2 ans à peu près ; Elle a habité chez son gendre ; Puis ce dernier s’est remarié ; Pascale est partie vivre chez sa grand-mère paternelle et Laurence est partie à Pau rejoindre sa sœur Simone ; Elle a travaillé comme retoucheuse dans un magasin, puis a pris sa retraite ; 
Odette Sempéré téléphonait souvent à Simone qui habitait dans l’appartement voisin de celui de Laurence ; A chaque fois que Odette demandait des nouvelles de Laurence, Simone lui disait qu’elle perdait la tête et que ce n’était pas la peine de l’appeler ;
Mais en ?? Simone est décédée ; Elle était très amie avec la nièce de son compagnon Renée ; Cette dernière s’est bien gardée de nous avertir du décès de Simone ; Odette s’inquiétait du fait que Simone ne réponde pas ; Et c’est 3 semaines après qu’elle a appris la mauvaise nouvelle ;
La nièce a frappé chez Laurence, lui a remis entre les mains un cadre avec la photo de ses parents,  et s’est octroyé tout le reste : les souvenirs, les bijoux, les papiers de famille;  …..
Laurence quant à elle a atterri dans un hôpital après la tempête de décembre 1999 ;  le toit de l’immeuble où elle habitait a cédé, et à minuit les pompiers sont venus la sortir de chez elle pour l’emmener dans le seul lieu qui pouvait l’accueillir ;l'hôpital des vieux !!!! On a du téléphoner à toutes les instances susceptibles de nous renseigner pour la retrouver ; C’est en fin de compte chez EDF qu’on nous a dit où elle se trouvait ;
Je me suis fait connaître, et on m’a dit qu’il fallait lui trouver une maison de retraite avant le 28 février, 
Ce qui fut fait ; lorsque j’allais la voir, elle ne me reconnaissait pas, et me demandait qui j’étais ; A chaque fois je lui disais : je suis Michèle la fille de Charlot ; Elle était contente de me voir ; 
Elle me disait aussi : pourquoi est ce que tu es aussi gentille avec moi ? Je répondais à chaque fois "je suis ta nièce"
J’ai voulu partager un repas avec elle ; La responsable de la maison de retraite nous avait mises autour d’une table un peu à l’écart des autres pensionnaires pour qu’on puisse parler ; Laurence en était très fière

La naturalisation  

Marie Charlotte ayant épousé un Espagnol, elle perd la nationalité française ;
La nationalité dans le Code Napoléon (1804) :
En 1804, c'est avec l'unification du droit civil dans le code civil français qu'on peut véritablement parler d'une « nationalité française ». Après les lois de naturalisation automatique de 1790 pour tous les étrangers ayant au moins 5 années de résidence en France, le code Napoléon impose la notion moderne de nationalité à la France, mais également au reste de l'Europe.
« En rupture avec la tradition » et contre le souhait de Napoléon Bonaparte lui-même (qui voulait que toute personne d'origine étrangère avec une éducation française soit français) , le code civil donne la primauté à la filiation. La nationalité est désormais un attribut de la personne qui se transmet par filiation paternelle et ne dépend plus du lieu de résidence.
L'article 18 dispose qu'une femme française épousant un étranger perd la qualité de Française et prend la nationalité de l'époux (disposition valable jusqu'en 1927)
Le Code civil conserve toutefois un élément de droit du sol : l'enfant né en France de parents étrangers peut obtenir la qualité de Français en la demandant dans l'année qui suit sa majorité (article 9 du Code Napoléon). Cette possibilité sera peu utilisée, mais on peut citer l'exemple d’Émile Zola en 1861.
Le Code Napoléon ne contient pas de dispositions sur la naturalisation, car celle-ci ne relève pas du droit civil. En revanche, il établit un statut de domicilié (ou « admis à domicile » qui est intermédiaire entre ceux d'étranger et de citoyen français).
Salvador, sa femme et ses enfants ont été naturalisés français par décret.

Sources : Journal Officiel du 01/02/1927
Extrait du journal Echo d’Alger  ;
Numéro de décret : 20184   x 26
 

Sont naturalisés Français par application du sénatus-consulte du 14/07/1865 :
 



 
Vincenta : sœur de Salvador, et son mari Ambroise Sempéré sont  naturalisés JO 09/08/1927




Louis Charles SEMPERE  & Odette LEDOUX

Louis Charles :

Il naît le 4 janvier 1910 à Alger ; Il y vit et fait ses études. Il demande un sursis pour poursuivre ses études ; sursis qu'il obtient le 29 mars 1929.

Il fait son service militaire comme chasseur alpin à Marseille puis dans les Alpes.

Auparavant, il a fait  l’INSTITUT INDUSTRIEL D’ALGER : 4 ans d’études pour avoir le titre d’ingénieur.


On trouve des photos de cet établissement sur le site de Bernard VENIS et des photos d’étudiants pris en 1830 ;

http://www.alger-roi.net/Alger/institut_industriel_maison_carree/pages/0_galerie1.htm


1er travail : chez MELIA ; travail sans doute trouvé par son père.

puis à ESSO.

Louis Charles débute à ESSO comme chef d’atelier.

Entre temps il fait la connaissance de Odette LEDOUX, à l’arrêt du bus à Alger : ils se marient le 5 juillet 1934.

Charly naît à Alger, et ensuite la famille déménage pour habiter au Caroubier, dans une maison située à l’intérieur de l’entrepôt ESSO.

Jean Marc, puis Bernard et enfin Michèle naissent au Caroubier, rattaché à Hussein Dey.

Louis Charles dit Charles, dit Charlot, grimpe les échelons au niveau professionnel et devient Directeur d’usine.

Toujours élégant, les ongles manucurés (il le faisait lui-même), c’est un homme digne et honnête, doué pour tout : mécanique, travaux dans la maison ………

Vers 1956, il rejoint les réservistes (la territoriale) pour garder l’entrepôt ESSO contre les attentats.


En 1962, il reste en Algérie pour former les successeurs des Français partis pour la France.  Il y restera jusqu’en 1964, date à laquelle il rentre définitivement en France.

Il se fixe à Venise avec Odette.

Il y demeurera jusqu’à son décès le 27 mai 1996, à l’âge de 86 ans


Simone est née le        à Alger Bd bois la Reine

avec ce que je sais; je m'aperçois que je ne sais pas grand chose de la famille de François et Emma; je voudrais vous envoyer ce que j'ai fait;


(La participation de la population civile européenne à la défense armée de l'Algérie ne fut pas une nouveauté quand, au milieu des années 1950, furent constituées les Unités Territoriales. Le Maréchal-Comte Clauzel dès 1830 avait utilisé les Milices africaines qui furent dissoutes dès la pacification obtenue. Les pompiers y virent là leur origine.
Dès la pacification obtenue. Les Unités Territoriales eurent pour mérite premier de libérer les forces de l'ordre de leur mission passive grande dévoreuse d'effectifs. Il était en effet nécessaire d'être partout : marchés, bâtiments officiels, transports publics, manifestations sportives, cinémas etc. Dissuasif pour les terroristes, le quadrillage des UT était en outre propice aux contrôles de sécurité et à la surveillance des comportements suspects. Les suspects. La mesure, consistant à associer-la population à la sécurité de ses propres foyers, fut parfaitement comprise et totalement acceptée. Le service dans les U.T concerna toute la population masculine européenne en âge de porter les armes et n'ayant pas dépassé 48 ans. Ces réservistes accomplirent des services de 3 ou 4 jours, rarement plus. Avec 25.000 hommes, par exemple, le secteur Alger Centre fournissait un quotidien de 2.500 Territoriaux soit l'équivalent de trois régiments. Pour une plus grande efficacité le Commandement avait pris l'heureuse initiative de grouper les territoriaux dans des PC. De Compagnies proches de leurs domiciles et, pour des raisons faciles à comprendre, le service " territorial ne concerna que la population d'origine européenne. Après mai 1958 et la Fraternisation du Forum, un bataillon d'UT. Fut toutefois crée dans la Casbah en y incorporant des réservistes musulmans. Ce bataillon, le 20ème compta jusqu'à 1.200 hommes.)













































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