mardi 18 octobre 2022

La famille BENETOT

 

Histoire des BENETOT  ( BENETEAU BENESTEAU )

C’est assez dur de commencer l’histoire d’une famille lorsqu’on n’a au départ que des noms et des dates.
Quelle est l'étymologie du nom BENETEAU : diminutif de Benoit, fréquent en Vendée et dans le Poitou;  Variantes : Bénétaud, Bénétaux, Bénéteaud

Et en plus, nous sommes tributaires de l’état civil

Vous avez là les dates qui vont cloisonner les recherches ; 

1539 — L’ordonnance de Villers-Cotterêts    En août 1539, François Ier signe l’Ordonnance de Villers-Cotterêts. Cette ordonnance est considérée comme l’acte de naissance de l’état civil français. En effet, l’article 51 de cette ordonnance stipule que les baptêmes devront désormais No


11 MARS 1817

Louis, par la grâce de dieu, roi de france et de navarre, à tous ceux qui .... présents verront salut,
Le tribunal de première instance séant à Fontenay le Comte, département de la vendée, a rendu le jugement suivant :
A Messieurs les juges composant le tribunal civil de première instance de l’arrondissement de fontenay département de la vendée
Expose :  le Procureur du roi, près le même tribunal que parmi les désordres qu’a occasionné La Révolution  sur le sol français un des plus funestes sans doute pour l’ordre social est celui qui a régné dans la tenue des registres de l’état civil dans certains lieux ces registres ont été détruits par la guerre civile où étrangère et dans d’autres il a été impossible de les tenir.
Le gouvernement Louis s’influence d’un souverain qui cherche à rétablir l’ordre sur tous les points porta sa sollicitude sur cette partie conservatrice de l’état social et nous traça en mille huit cent quatorze les moyens de remédier autant que possible aux désordre qu’elle avait souffert.
Dès cette époque nous dirigeame nos soins vers le but qu’il esté si important d’atteindre, nous allions faire les premières diligences, lorsque de nouveaux malheurs firent naître l’anarchie dans les mêmes communes qui s’étaient vues une première fois en proie à la guerre civile, les                     les communications devinrent dès lors impossibles et nous nous vîmes contraints de différer des mesures que des temps plus heureux nous permettent de reprendre aujourd’hui.
Parmi les différentes communes et les arrondissements qui ont été victimes des ravages de la guerre civile, la commune de Chantonnay offre un nombre assez considérable d’actes de naissances de mariages et de décès qui n’ont pas été portés sur les registres de l’état civil des différentes années 1792, 1793, 1794, 1795, 1796, 1797, 1799, 1802, 1805.

 

Les familles BENESTEAU, BENETEAU, BENETOT


J’ai décidé de commencer cette histoire par les éléments en ma possession ; C’est ainsi que l’on commence sa généalogie ; on installe les noms et dates en notre possession, d’après le livret de famille par exemple, puis on remonte ;
Lorsqu’on commence sa généalogie, en général, on suit les hommes, ceux qui portent le nom, négligeant l’ascendance des femmes.
C’est pourquoi je vais m’occuper de la branche de l’épouse dans l'arbre des LEDOUX;
sachant que la branche LEDOUX est en suspens,
je suis partie de l’acte de mariage de Pierre François LEDOUX avec Marie Louise BENETOT.

 

Marie Louise BENETOT  &  Pierre François LEDOUX

Ma première rencontre avec la famille BENETOT, c’est lors du 2e mariage de Pierre François LEDOUX, le premier LEDOUX à se rendre en Algérie en 1848.

Il est veuf de sa 1ère épouse : Léonore HUVIN décédée en 1843, avec qui il a eu 3 enfants ; François Hippolite en 1827, Marie en 1828 et François Nicolas vers 1834.

Il rencontre alors une charmante lingère, Marie Louise Bénétot qui est partie de sa Côte d'Or natale, de Saint Seine l'Abbaye, pour "monter" à Paris ; Elle vit chez son frère Jean Baptiste, géomètre comme son père (qui a été instituteur et géomètre), et demeure rue Aubry le Boucher, au n° 45 à Paris. Elle n'a que 18 ans, alors que Pierre François en a le double.

Le 30 mars 1844, soit moins de 7 mois après la mort de Eléonore, il se marie avec Marie Louise.

La suite de l’histoire des LEDOUX et des BENETOT se poursuivra en Alghérie ;

Pour connaître leur histoire, rendez-vous sur la page des LEDOUX

Pour remonter aux origines de la branche BENETOT, il faut se rendre d’abord en Côte d’Or.

Sur l’acte de mariage de Pierre François et Marie Louise il est fait mention des parents de Marie Louise ; fille mineure de Louis BENETOT géomètre et de Reine MORTUREUX son épouse, tous deux consentants par acte passé devant Me Dufour, notaire à Saint Seine l’Abbaye …

 

Louis BENETEAU  &  Reine MORTUREUX


Après des recherches sur les sites généalogiques, je trouve leur promesse de mariage : le 06 novembre 1814. Puis le mariage le 21 décembre 1814 à Remilly en Montagne.

Remilly-en-montagne (Côte d'Or)

Au coeur de la vallée de l'Ouche, au pied du versant oriental de la montagne de Sombernon s’ouvre, en direction de l’Ouche, le verdoyant vallon de la Sirène.
Après les pentes douces des champs et pâtures de Courtamont, des Vesvres et de La Chaille, le relief s’accuse soudain au droit des bois de La Montagne de Paradis d’une part, du Mont Rond d’autre part.7
C’est précisément à l’entrée de cette cluse que s’étage, sur son rocher, le village de Remilly dont le toponyme s’adjoint le déterminatif pleinement justifié de en Montagne


Sur l’acte de mariage, on apprend que Louis est né à Sainte Marie sur Ouche et domicilié à Grenant, qu’il est instituteur, que son père Louis est meunier domicilié à Chailly canton de Pouilly département de Côte d’Or, que sa mère est Marie CHARLES.

Pour Reine, elle est fille mineure de Jean MORTUREUX propriétaire cultivateur au Trambloy paroisse de Remilly et de Catherine DENUIT

 


« L’an mil huit cent quatorze le dimanche six novembre, nous maire et officier de l’état civil de la commune de Remilly canton de Sombernon département de la Côte d’Or, après nous être transportés devant la principale porte d’entrée de la maison commune, à l’heure de dix du matin avons     et publié pour la première publication qu’il y a promesse de mariage entre le Sieur Louis BENETOT instituteur domicilié à Grenand, âgé de dix neuf ans, fils mineur assisté du Sieur Louis BENETOT meunier, domicilié à Chailly canton de Pouilly département de la Côte d’Or et de dame Marie CHARLES sa mère d’une part,
Et Reine MORTUREUX fille mineure assistée de Jean MORTUREUX propriétaire cultivateur au Tromblay paroisse de Remilly et de Catherine DENUIT sa mère d’autre part,
Et pour la seconde publication le dimanche treize présent mois et à la même heure.
Lorsqu’à la publication lue à haute et intelligible voie ont été de       affichée à la porte de notre maison commune de quoi avons dressé acte.
                                                         Le Maire de Remilly »




Grenant-lès-Sombernon (Côte d'Or)

Accroché à la montagne, Grenant-lès-Sombernon,  doté jadis d'un four à chaux, domine le vallon de la Gironde, petite rivière aux propriétés aurifères, du moins d'après la légende. Des paillettes d'or y rouleraient ! La source de la Gironde marquerait aussi, selon Courtépée, l'emplacement d'une ancienne mine de soufre d'où un homme pouvait tirer un quintal par jour ! Ce bourg tirerait son nom du gallo-romain nantos qui signifie "vallée" et son cours d'eau. Plus précisément, Grenant signifierait étymologiquement : "vallée réputée pour son grain". On trouve ici un lavoir XIXe, de belles maisons XVI, XVII et XVIIIe ainsi que l'église de L'Assomption couverte d'ardoises. En grande partie du XIXe, elle s'honore d'un tympan sculpté et d'une fine flèche octogonale en ardoises. Un magnifique calvaire XVIIIe trône dans le cimetière voisin.

Ils s’installent à Blaisy Bas en Côte d’Or.


Blaisy-Bas (Côte d'Or)
les deux noms furent utilisés à une époque reculée. Le nom viendrait du mot celte Blays désignant le loup (lieu fréquenté par…). Si le nom est cité dans l'histoire au IX e siècle, au XIV e siècle le village appartenait pour moitié aux Crecey, pour l'autre moitié aux Blaisy.
Blaisy-Bas est une commune rurale. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Dijon.
En 1800, la commune comportait 450 habitants.

Ils auront 9 enfants; la 1ère née à Grenand les Sombernon, les suivants nés à Blaisy Bas :

-      Marie en 1815 

-      Jean Baptiste en 1818

-      Catherine en 1820

-      Louis Jean Jacques en 1822

 -  Marie Louise en 1826, notre AAA…GM

-      Bénigne en 1829

-      Catherine Amélie en 1832i

-      Louis Bernard en 1836

-      Anne Ernestine en 1841

 

Marie va rencontrer Charles Stéphane TURBET qui habite Paris ; Ils se marient à Paris et s’installent définitivement dans cette ville, où ils auront au moins 5 enfants

Jean Baptiste s’est marié en 1842 à St Seine l’Abbaye avec Marie Louise BRION. puis on le trouve témoin du mariage de sa sœur Marie Louise, où il est domicilié au 45, rue Aubry le boucher à Paris, profession géomètre, âge 26 ans.  En 1872 il habite à Senlis avec sa femme Marie Louise et Bénigne BRION, 83 ans, qui doit être la maman de Marie Louise.
Sur son acte de décès, en 1882, à l’âge de 64 ans, il est domicilié au 1, rue du haut de Villevert à Senlis ;  (Oise) sa profession : piqueur au chemin de fer du nord

Sur son acte de décès, en 1882, à l’âge de 64 ans, il est domicilié au 1, rue du haut de Villevert à Senlis ;  (Oise) sa profession : piqueur au chemin de fer du nord

Les piqueurs ont pour mission principale la surveillance des ouvriers, du fonctionnement du matériel, des travaux et le constat des accidents : mission « seconder les chefs de section et d'y suppléer pour l'accomplissement des obligations suivantes, dont chacun d'eux doit diriger et surveiller la stricte exécution sur le poste de piqueur qui lui est confié.

Leur 1e enfant, Louise Augustine nait en 1843 à St Seine l’Abbaye. Elle se marie en 1862 à Pontoise et décède à Lons le Saunier. !!!
Leur 2e enfant,  Louise, nait en 1846 à Viroflay en Yvelines ; Elle se marie à Senlis où elle décèdera à l’âge de 60 ans.
Leur 3e enfant, Elisabeth Ernestine nait en 1850 en Val d’Oise, se marie à Paris
Dans ces temps, les gens ne changeaient pas si souvent d’habitation.

Catherine épouse Jean GARNIER et décède à Paris dans son appartement 47 Bd de l’Hopital- Paris 13e ; appartement très proche de celui de sa sœur Bénigne ;

Louis Jean Jacques va malheureusement décéder en 1826 à l’âge de 3 ans et 10 mois selon son acte de décès.

Marie Louise est hébergée chez son frère Jean Baptiste à Paris, lorsqu’elle rencontre Pierre François LEDOUX

Bénigne va elle aussi émigrer pour Paris où elle épouse Louis CORMEDE en 1858. Lors de son décès, en 1904, elle est domiciliée au 101 Bd de l’Hôpital dans le 13e à Paris.

Catherine Amélie habite au 82 rue de la harpe à Paris comme domestique lorsqu’elle décède en 1747 à l’âge de 16 ans.

Louis Bernard se marie à Château Salins en 1869 en Moselle avec Octavie Louise DE LAMAR.  Octavie a déjà un fils, Charles qui n’a pas été reconnu par son père ; elle va  l'abandonner alors qu'il n'a que quelques mois.. *** voir plus bas..

Louis Bernard décède en 1891 à Creil dans l’Oise, et Octavie va le suivre 7 ans après.

Lorsqu’ils se marient, Louis Bernard a 33 ans et Octavie en a 46. C’est ce qui explique qu’ils n’auront pas d’enfants ensemble.

Anne Ernestine : encore une enfant qui s’exile à Paris ; elle se marie avec François Etienne ANNE , piqueur de bottes comme elle et qui vient de Sallen au Calvados; Elle habite 12 rue de Grenelle St Honoré Paris 1e arrondissement ;

Il faut noté que son nom marital est : Anne ANNE.

Sur les 9 enfants : l’un est décédé à l’âge de presque 4 ans ; et les autres se sont installés à Paris ; Qui a pris la décision de partir de leur région natale pour s’installer à Paris ?

C’est sans doute Marie, la 1ère à se marier à Paris.

 

***         MENTION SPECIALE POUR CHARLES DE LAMAR

Fils de Octavie DE LAMAR

« ….. nous …..employés dudit hôpital (Hôpital Général de Orléans) , y domiciliés, nous a déclaré que hier à deux heures un quart du soir instruit qu’un enfant venait d’être « exposé » dans la crèche dudit hôpital , il s’y était transporté, et y avait trouvé un enfant du sexe masculin, âgé de cinq mois deux jours, vêtu d’une couche de toile très fine, une chemise de toile très fine, trois langes, deux de flanelle blanche, le troisième de grosse futaine, deux brassières d’indienne à fleurs blanches et à raies blanches, un toquet ( ??) d’indienne fond blanc à fleurs rouges et blanches, deux béguins, un de finette blanche, l’autre de toile.

Toute la véture est vieille ;

Cet enfant était porteur d’un bulletin de naissance de la Mairie du deuxième arrondissement de Paris, et d’un livret de nourrice, indiquant qu’il se nomme Charles De Lamar, qu’il est né le quatorze juin 1852 et qu’il est fils naturel d’Octavie de Lamar, ouvrière, demeurant rue de la Rouchefoucault, n° 50

Ce dont il a été dressé procès-verbal qu’il a déposé aux archives de l’administration des Hospices, et dont il nous a remis copie, pour être sous le numéro 276 conservée par notre Garde-Registre pour y avoir recours au besoin. »

La futaine, Fustian médiéval d'origine était un tissu robuste avec une trame de coton et une chaîne de lin ou de chanvre

le béguin est un petit bonnet que l'on accroche sous le menton de bébé pour qu'il ne tombe pas. C'est un accessoire parfait en toutes circonstances, il protège les oreilles et la tête du froid tout en donnant à notre petit un look un poil vintage vraiment mignon.

Toquet : Petite toque = bonnet 

 

Charles n’a pas été adopté, mais lors de son mariage, un témoin est noté comme étant son père nourricier : Claude BRANCHET, propriétaire, domicilié à Vannes sur Cosson ; Il a été marié, a eu au moins 3 enfants ;

On revient aux BENETOT et à l’acte de mariage de Louis et Reine ;

Si on reprend l’acte de mariage de Louis et Marie CHARLES, on apprend que Louis est domicilié à Grenant, que son père Louis est meunier domicilié à Chailly canton de Pouilly département de Côte d’Or, que sa mère est Marie CHARLES.

 

Louis BENETEAU & Marie CHARLES

 

Louis est de Chantonnay, Vendée;
Marie est de Côte d’Or, née à Sacquenay
Sacquenay (Côte d’Or) est une commune rurale. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne.

Louis prend Marie CHARLES pour épouse le 16 février 1778 à Dijon, paroisse St Nicolas, paroisse dont dépend la famille CHARLES.

Je ne sais pas comment ils se sont rencontrés, car entre Chantonnay et Sacquenay il y a 670 km, distance très importante surtout pour l’époque.

Sur son acte de mariage il est laboureur à Chantonnay.

Il est meunier au moulin de Hilles  (??) sur l’acte de naissance de sa fille Anne et charpentier dans celui de son fils Claude.

 C’est à partir de ce moment, que le nom BENETEAU va disparaître et sera orthographié BENETOT.

Lorsqu’il se marie, Louis est nommé Beneteau sur son acte de mariage, mais sur l’acte de naissance de son 1er enfant, Claude, il est nommé Benetot ainsi que ses enfants.

 Ils auront 5 enfants :  le 1er né à Dijon, les suivants sont tous née à Ste Marie sur Ouche

    - Claude en 1778

    - Jacques en 1784

    - Anne en 1786

    - Jean Baptiste en 1789

    - Louis en 1796   (an 4e de la République, le 9 ventose)

 

Claude est le 1er enfant ; il nait à Dijon ; Il se marie avec Marie Boudrot avec qui il aura 3 enfants tous nés à Gissey sur Ouche (Côte d’Or)

Marie va décéder en 1822, et 10 ans après ce décès, Claude se remarie avec Barbe SACONEY, couturière.
Lui a alors 46 ans, et Barbe 40 ans ; Je ne leur connais pas d’enfants.

Jacques est meunier à Chailly sur Amançon. Il se marie en 1812 avec Jeanne DUVEAUX avec qui il aura 4 enfants.

Anne  je n’ai rien trouvé sur elle à part son acte de naissance.

Jean Baptiste est né à Ste Marie sur Ouche ; mais à l’âge de 19 ans, il décède à Chailly sur Armançon, canton de Remilly en Montagne.

Louis se marie avec Reine MORTUREUX

 

Sainte Marie sur Ouche  (Côte d’Or): Porte d’entrée de la haute vallée de l’Ouche, Sainte-Marie-sur-Ouche et son hameau Pont-de-Pany, se trouve à mi-chemin entre Pouilly-en-Auxois et Dijon
Sainte-Marie-sur-Ouche et son hameau se situent sur le versant méditerranéen du seuil de Bourgogne, drainé par l'Ouche qui entaille le plateau, lequel aboutit plus à l'est à la grande cassure de la Côte-d'Or et à la plaine de la Saône. Le territoire voit bifurquer l'Ouche vers l'est à Pont-de-Pany après une progression sud/nord depuis la source sur une distance de 30 km. Les terrains calcaires datant de l'époque jurassique, résistants à l'érosion, expliquent le profil de la vallée profonde et étroite, ainsi que sa forte pente qui a nécessité la création d'écluses pour le canal de Bourgogne.
Elle est située à 10 km de Sombernon , à 5 km de Remilly-en-Montagne, et à une vingtaine de km de Dijon

 


Revenons à l’acte de mariage de Louis et Marie CHARLES du 16 février 1778 à Dijon ;

Il est dit que Louis est fils de défunt Pierre BENETEAU de Chantonnay et défunte Marguerite BLANCHET de Chassais l’Eglise 2 villages situés en Vendée.

 

 

Pierre BENETEAU  &  Marguerite BLANCHET

 

Pierre est né vers 1709 certainement à Chantonnay. Sur son acte de décès aux Landes à Chantonnay du 26 mars 1772, il a 63 ans ;

Il se marie le 26 juin 1743 à Chantonnay avec Marguerite BLANCHET.

Marguerite est née en 1724 à Chassais l’Eglise, commune disparue en 1827 par fusion avec le village de Sigournais qui fait partie de la zone attractive de Chantonnay.

 

Ils auront 4 enfants connus, tous nés à Chantonnay

-      Estienne né en 1744

-      Louis né en 1745

-      Pierre né en 1748

-      Philippe Marie né en 1751

-Estienne se marie en 1768 avec Jeanne POITEVINEAU à Chantonnay ; ils auront 9 enfants.

·       Louis

     1768 

·       Suzanne

     1770

·       Pierre

     1773 

·       Louise

     1774 

·       Pierre

     1776 

·       Alexis

     1779 

·       Marie

     1781 

·       Fille

     1783

·       Marie Madeleine                                  1785

Une enfant de sexe féminin est née le 22 décembre 1783. Malheureusement elle n’a pas vécu ;

Jeanne Poitevineau est née le 4 novembre 1740 dans la maison de ses parents, au village du moulin aux draps à ST Hilaire le vouhis, paroisse de Chantonnay. Ce moulin est un moulin à eau du 13e siècle pour la fabrication du lin.

 

Louis  se marie en 1778 avec Marie CHARLES. Ce sont nos AAA..GP.

Pierre est né le 1er février 1748. Je n‘ai rien trouvé d’autre sur lui

Philippe Marie est né le 7 août 1751. Malheureusement, il décède à l’âge de 2 ans.

Revenons au mariage de Pierre BENETEAU & Marguerite BLANCHET le 26/06/1743 à Chantonnay.

Marguerite est la fille mineure de Pierre BLANCHET & Françoise CAILLETEAU

Pierre est fils majeur de Pierre BENETEAU & de défuntte Marie RALLET.

 

 


 

Pierre BENETEAU  & Marie RALLET


Ils se marient le 17 novembre 1706 à Chantonnay

 

Le dix et sept novembre 1706 après la publication des bans et autres solennités de la Ste église observées ont reçu la bénédiction de mariage Pierre BENETEAU avec Marie RALET en présence de René BENETEAU son père, Pierre et Charles BENETEAU ses oncles Jean RALLET père de la dite, André ROUZEAU son oncle et autres parents et amis, les bans ayant été contrôlés au Puybelliard le 12 novembre par Payneau Hu

Leurs témoins de mariage sont : Pierre et Charles, les frères de René ;

Et le père de Pierre se prénomme René ; et la maman ?

Dans cet acte il est noté que le prénom du père de l’époux est René.

Il est fait référence au père de Marie Rallet : Jean, et son oncle André ROUZEAU.

Il n’est pas fait notion des mères !!.....

Rien sur les archives de Vendée ;

Mais sur l’acte de mariage de Louis BENETEAU, frère de Pierre, et Jeanne GUINAUDEAU, il est question des parents du marié : René BENETEAU et Louise ROUSSEAU de la paroisse de Chantonnay.

Marie RALLET est une enfant de Chantonnay. Pierre aussi.

Marie est décédée le 16 novembre 1740 : elle avait environ 60 ans. Cela permet de reconstituer la date de naissance : elle est née vers 1680. Après recherches, elle est née le 25 mai 1682 à Sainte Cécile ;

Sur son acte de naissance, il est écrit :

L’an de grâce mille six cent quatre vingt deux, le vingt cinquième jour du mois de mai, a été baptisée en cette église paroissiaux par moy, soussigné curé d’ycelle, Marie, fille de Hilaire RALLET, et de défunte Jeane ROUSSEAU sa femme ; le parrain a été Jan GABILLAUD et la marraine Marie GABILLAUD qui ne signent .

 

Et là on se pose la question : qu’est il arrivé à Jeanne ROUSSEAU, la maman, portée défunte le jour de la naissance de sa fille.

Comme on s’y attendait, Jeanne est décédée en couches        ;

C’est un vrai malheur, surtout pour Marie.

Hilaire RALLET, 2 ans après, en 1684 épouse Andrée PAJAUD tous deux de Ste Cécile ; Mais cela est une autre histoire….

 

Je n’ai pas de dates pour Pierre 

 

Ils auront 3 enfants ; j’ajoute connus parce que les familles étaient plus nombreuses, et il manque peut être d’autres enfants ;

 

-      Pierre né vers 1709

-      Catherine née vers 1719

-      Pierre peut être en 1715……. Qui est cité dans certaines généalogies sur geneanet, sans plus d’explication, et que je n’ai trouvé nulle part.

Je commence par Catherine ;

Elle est née vers 1719, date reconstituée par rapport à la date de son décès, le 21 mars 1756 où il est noté qu’elle avait 37 ans.

Elle se marie le 13 février 1743 à Chantonnay avec Joachim ou Jean JOURNAUD. Ce dernier est veuf de Catherine Blotteau ou Belotteau avec qui il a eu une fille ; Marie née vers 1731.

Catherine et Jean auront ; 9 enfants nées, nés à Chantonnay

-      François en 1743

-      Gabrielle en 1744

-      Jean en 1745

-      Renée en 1746

-      Renée en 1748

-      Marie en 1749

-      Rose en 1750

-      François Joachim en 1751

-      Jean en 1754

-      Jean naiss 1756, dc 1756  à l’âge de 27 jours

Pierre se marie avec Marguerite BLANCHET

Je reviens à Pierre BENETEAU & Marie RALLET ;

Pierre a plusieurs frères connus :

-      François : né vers 1690 et dcd en 1745 à Chantonnay

-      Jacques ; né aussi vers 1690 - 1691

-      Etienne peut être est ce lui l’oncle de Pierre dans l’acte de mariage BENETEAU x RALLET

-      Louis né en 1674 et se marie en 1716 à, St Philibert du Pont de Charrault, village proche de Chantonnay avec Jeanne GUINAUDEAU.

 

Louis Benetot &  Jeanne Guinaudeau


      Petit rappel : Louis est le fils de René BENETEAU et Marie RALLET

Louis est né vers 1674.  Sur son acte de décès le 27 septembre 1764, il a 90 ans.

Jeanne est née le 10 octobre 1691 à St Philbert du Pont Charrault. Elle est la fille de Gilbert et Renée FOUGEVIT.

La famille GUINAUDEAU vient de Saint Philbert du Pont Charrault aux Gabardiéres ;

Son père est métayer, son oncle est, comme son grand père, laboureur à bœufs ;

Le laboureur à bœufs

Le « laboureur à bœufs » était propriétaire de ses bœufs, et le bœuf était la valeur la plus sure pour le paysan.

En ce temps là, les bœufs représentaient la principale richesse du paysan parce qu'ils lui permettaient de travailler la terre et de la faire fructifier.

Dans les registres paroissiaux de l'époque on trouve parfois ce métier mais le plus souvent « laboureur à bras ». Celui-ci était simple ouvrier agricole ou  commis, tenant la charrue de ses deux bras.


C’est dans ce village qu’ils vont se marier et fonder une famille.

L’an de grâce mil sept cent seize et le dix huit du mois de novembre, après..… du mariage Louis Beneteau, fils de René Beneteau et de Louise Rousseau ses père et mère de la paroisse de Chantonnay et Jeanne Guinaudeau fille de feu Gilbert Guinaudeau et de Renée Forgerit de cette paroisse (St Philbert du Pont Charrault) ….

Voilà trouvée l’épouse de René : Louise ROUSSEAU.

La généalogie est un labyrinthe ; il faut suivre le bon chemin.

Ils auront 6 enfants, tous nés à St Philbert.

-      Louise née en 1716

-      Catherine née en 1717

-      Etienne né en 1719

-      Marie et Jean, jumeaux nés en 1722

Marie, malheureusement décède à l’âge de 26 mois ;

Jean sera laboureur, et se mariera en 1753 avec Perrine PALARDY à St Philbert du pont Charraut .

Au cours de la Révolution française, cette commune porte le nom de La Résolue[1] elle retrouvera ensuite son nom d’origine.

L'étymologie du nom vient du Saint Philibert de Jumièges appelé aussi Philbert, un moine et abbé franc du VIIe siècle, d'autres villages portent son nom.
La suite du nom vient du pont-Charrault un 
pont qui relit la ville de Chantonnay à St Philbert

On a donc le nom des parents de Pierre BENTEAU, époux de Marie RALLET ; René BENESTEAU & Louise ROUSSEAU


 

René Beneteau  &  Louise Rousseau


La famille BENETEAU réside à Chantonnay à cette époque

Si on se fie au protocole qui veut qu’on se marie avant d’avoir des enfants, et si Pierre est leur 1er enfant, René se marie avec Louise avant 1680.

Ils sont tous deux du même village, un village d’environ 1500 habitants.

La famille Rousseau vient de Le Boupère, puis de St Philbert du Pont Charrault, villages proches de Chantonnay ;

Je leur connais 2 enfants et un troisième potentiel que j’ai trouvé sur un acte mais nulle part ailleurs ;

-      Pierre né vers 1680

-      Louis né vers 1684

-      Etienne : oncle de la mariée lors du mariage de sa nièce Catherine (fille de Pierre) ; mais peut être est ce un autre oncle ?

 

Pierre se marie avec Marie RALLET en 1706 à Chatonnay où ils s’installent ;

Louis épouse Jeanne GUINAUDEAU en 1716 à St Philbert du Pont Charrault ; voir son acte de mariage un peu plus haut ;

 

Etienne : je n’ai rien trouvé sur lui ….

 

René Beneteau a 2 frères, Pierre et Charles. Les 3 frères sont très unis ; Ils se soutiennent et sont là les uns pour les autres, toujours présents lors des grands évènements.

Charles, le frère de René s’est marié avec Perrine ROUSSEAU, la sœur de Perrine, Louise, épouse de René.

Les deux frères épousent deux sœurs.